Dimanche 13 Février 2011

 

Tupan est le jeune bras droit de Dominique Guérin. Il est né et a grandi dans une Favela située à environ 10 minutes a pied du Sofitel. C’est d’ailleurs cette proximité entre le luxe et la pauvreté qui choque au Brésil. Roland et moi sommes un peu anxieux à l’idée d’entrer dans une Favela, même si celle ci a été « pacifiée ».

 

Roland a vu le film Tropa de Elite (film qui dépeint le travail d’une police d’élite créée spécialement pour pacifier les Favelas en proie au trafic de drogue et d’armes et a du mal à se sortir les images de la tête. Je n’étais pas rassuré du tout non plus..

 

Nous nous enfonçons peu a peu dans un dédale de rues très étroites. Les constructions sont en briques et en ciment mais restent très rudimentaires. Où que vous portiez votre regard des câbles électriques de fortune serpentent entre les maisons pour les relier miraculeusement toutes.


Tupan connait tout le monde dans la Favela, et s’arrête de temps a autre pour saluer et échanger quelques mots avec ses amis. Nous prenons le maximum de photographies. Beaucoup de murs dans la favela sont couverts de graffitis aux couleurs vives. Les brésiliens trouvent toujours le moyen d’apporter de la chaleur même dans les endroits sombres. Notre guide nous conduit à l’un des points le plus haut de la Favela auquel on accède par un grand escalier sans utilité évidente... De la nous avons une vue imprenable sur Copacabana, Ipanema et les quelques îles qui nous font face.

 

Tupan nous emmène chez lui pour nous présenter sa famille. Sa femme et ses deux enfants. Après les présentations et une séance photos nous allons nous rafraîchir dans l’un des nombreux petits bars/épiceries disséminés dans la Favela. Roland et moi étions satisfaits avec 2 verres de bières mais Tupan ne l’entendait pas de cette façon. Une mi-temps de foot et 5 bouteilles de Brahma (bière local contenance 1 L) plus tard nous décidons de partir.

 

Entre temps, l’épouse de Tupan nous a préparé un dîner, que nous sommes heureux d’avaler... Comme en Mongolie, la générosité des personnes défavorisées est souvent touchante, presque gênante.

Après avoir remercié la cuisinière comme il se devait et dit au revoir à leur fils, très malheureux de nous voir partir, Tupan nous raccompagne jusqu’a la sortie de la Favela. Nous avons craint la Favela pendant 20 minutes et nous l’avons aime pendant 7 heures...

 

Obrigado, Tupan!

 

<<<Samedi 12 Février                                                  Lundi 14 Février>>>